Tout celui qui se vénère est un idolâtre

 

Chalom Kavod Harav,

Je me permets de vous écrire car j’ai vu que vous conseilliez des livres pour lutter contre ce fléau qu’est la colère :

Je me permets de vous faire part de mon histoire à ce propos et ajouter un livre à votre liste (à votre discrétion), il s’agit du Jardin des louanges du Rav Chalom Aroush.

Pour faire simple, disons que de nature très nerveuse, j’ai lu beaucoup de Moussar à propos de la colère, et j’ai réussi avec le temps à ne pas laisser cette colère gagner ma raison, et parfois, je devais lutter beaucoup pour arriver à rester calme, et j’étais assez content de moi (pas 100% de réussite, mais quand même de quoi en être fier, dans le bon sens du terme).

Et puis j’ai lu le Jardin des louanges, et mon approche a radicalement changé.

Je ne pourrai résumer la richesse de ce livre (un des meilleurs Moussar que j’ai lu jusqu’ici) à ces quelques mots, mais en gros, il nous apprend à dire merci, même quand tout semble ne pas aller.

Merci Ribono chel Olam que la personne qui prie devant recule dans mes 4 amot quand je suis encore dans ma Amida ; merci que celui-ci vient « chuchoter » la sienne dans mon oreille ; merci que je me reçois la grêle ; merci que le bus mette 35 minutes pour venir…
J’en passe et des pires (en fait, ce sont des meilleures, mais il faut intégrer cela… et c’est trop long à expliquer, il faut le lire pour le comprendre).

Alors vous me direz que c’est n’importe quoi de dire merci pour des choses aussi désagréables que ça… mais au fond, c’est tout le contraire.

Grace à ce livre, j’ai réussi à intégrer dans mon cœur quelque chose que je savais depuis le début :

Hachem dirige le monde, Il est bon, Son amour est infini et Il ne veut que mon bien ; toutes autres pensées allant contre ce principe de base ne sont que le jouet du yétser hara dans mon esprit, car rien au monde ne peut aller contre cette évidence !

Les seules questions que je dois me poser sont :

  • Qu’est-ce que je peux tirer de cette situation ?
  • Pourquoi n’ai-je pas joui de la protection d’Hachem à ce moment-là ?
  • Qu’est-ce que je dois faire pour m’améliorer ?

Donc la situation que je vis à présent est un bien infini que je me dois de percevoir.

En disant merci, je prends du recul au lieu d’intérioriser ; je vois à quel point je suis calme et serein de me souvenir précisément au moment où tout peut partir en « live » (comme j’aime à le dire, « tout celui qui se vénère est un idolâtre »), et tout ça pour quoi ?
Parce que la situation n’est pas comme je l’aurai souhaitée…
Une grande claque à mon orgueil qui me pousse à croire que j’aurai mieux géré cette situation qu’Hachem Lui-même…

C’est extraordinaire, au point qu’une de mes filles à dit à sa mère « Maman, depuis que Noâm Nathan lit ce livre, il a complètement changé ! » (et je n’étais pas un mauvais bougre avant, mais comme je l’ai écrit, cela n’a rien à voir !).

Puisse le Boré Olam continuer à me protéger de ceci, et de toutes les autres choses qui m’empêchent de faire Sa volonté, car chaque épreuve dans la vie, chaque désagrément me permet de me parfaire et de réparer, soit pour moi, soit pour ’Am Israël.

Ce que je raconte au sujet de la colère n’est qu’une goutte d’eau par rapport à la richesse de ce livre, et je profite donc de ce message pour recommander sa lecture (qui en vaut déjà la peine rien que pour ça)  qui explore de nombreuses facettes sur l’importance de savoir dire merci à Celui qui nous donne tout, tout le temps, et dont l’amour est incommensurable.

Un travail général sur toutes les midot qui s’attaquent à la racine de tout (Chalom Bayit, éducation, respect de Ben adam la’havéro…) quelque soit les épreuves qu’on traverse.

Voila, en espérant que ce conseil servira à grand nombre d’entre vous.

Noâm Nathan

Réponse du Rav Ron Chaya : 

Chalom Noâm Nathan,

Je publie ton commentaire.

Rav Ron Chaya

Référence Leava : 80154
Date de création : 2018-01-29 08:28:19