Sur Bichoul… Dans ma tête, il devrait être interdit de se servir dès que l’eau est en dessous de 100°. A partir du moment ou l’eau est en dessous de 100°, alors étant donné qu’il n’y a pas de bishoul ahar bishoul, alors l’eau va recuire…

Bonjour Rav,
Kodem col, merci pour tout ce que vous faites.

J’ai visionné votre cours sur bichoul numéro 4 et il y a un din que je n’arrive pas à comprendre.
Je vais restituer ce que j’ai compris puis viendra ma question :

  • J’ai compris que l’eau dans le koumkoum doit avoir été cuite avant chabbat jusqu’à hauteur de 100° et ensuite on la met dans le koumkoum, et une fois dedans, il ne faut pas qu’elle descende en dessous de 71°.
    • En effet, si la température descend en dessous de 71° et que l’on se sert de l’eau, le fait que la quantité d’eau du koumkoum va diminué après s’être servi va entrainer une cuisson de l’eau restante.
  • Question:
    • Qu’est ce que cela change que l’on prenne une limite de 71°.
      • Dans ma tête, il devrait être interdit de se servir dès que l’eau est en dessous de 100° (température pour laquelle l’eau est considérée comme cuite )
      • A partir du moment ou l’eau est en dessous de 100°, alors étant donné qu’il n’y a pas de bishoul ahar bishoul, alors l’eau va recuire car elle a refroidi par rapport a 100°.
    • J’ai l’impression que c’est comme si on considère que lorsque l’eau est à une température entre 71° et 100°, on considère que il n’y a pas de bishoul ahar bishoul et donc on ne fais pas attention au fait de diminuer la quantité d’eau en se servant et donc que ça va cuire …

J’espère avoir été compréhensible et je vous remercie par avance de votre réponse.
Je souhaite à vous, vos proches et votre yeshiva que des berahot!

Réponse du Rav Ron Chaya : 

Chalom Ben,
  • Bien que certains Richonim considèrent que l’eau n’arrive véritablement à ébullition qu’à une température de 100 degrés, néanmoins tant qu’elle n’est pas descendue à une température inférieure à 71 degrés, elle est toujours considérée comme bouillante,
    • c’est-à-dire, pour utiliser le terme employé par ‘Hazal, « yad solédèt bo » (lé’houmra, car lékoula on considère que l’eau est à yad solédèt bo déjà à 40 degrés).
  • Donc tant que l’eau est à yad solédèt bo, si on la réchauffe, on ne peut pas dire qu’il y a à nouveau un bichoul car yad solédèt bo est la température d’une eau qui est considérée comme cuite.

Au revoir,
Rav Ron Chaya

Référence Leava : 28413
Date de création : 2014-02-20 13:02:09