Lachon Hara

Etude du Jour - Numéro 37

Qu’Hachem apporte la guérison à tous les malades d’Israël et protège tout son peuple de cette épidémie et envoie le Machiah

A cause d’un seul mot

« Mais le peuple qui est installé dans la terre est puissant et les
villes sont fortifiées et très grandes… » (Bamidbar 13,28).

Apparemment, on ne saurait trouver dans les informations
rapportées par les explorateurs aucun point dont l’origine soit
la mauvaise foi.

Ils semblent ne livrer que des faits exacts, en fonction de ce
qu’ils ont constaté. Ils disent la vérité : dans cette terre coulent
le lait et le miel ; ils présentent ses fruits et parlent également
de sa force, de ses grandes villes fortifiées et des peuples
puissants qui y résident.

Tout cela est véridique et Moché avait exigé et attendait
uniquement des informations exactes. (Cf. Ramban)

Mais en lisant plus attentivement le texte de la Torah, on se
rend compte qu’en ajoutant un simple petit mot, les
explorateurs inversent complètement le sens de leurs propos :

le mot « mais » confère un caractère et une nuance
complètement différents à ce qui est dit.

Par ce simple mot, ces hommes amenèrent la destruction sur
eux-mêmes et sur tout le peuple.

Une fois, (le ‘Hafets ‘Haïm) déclara que nos Sages appellent le
silence « un art » puisqu’ils déclarent : « Quel est l’art de
l’homme ?

C’est de passer pour muet » (’Houlin 89,1).

Et tout comme l’apprentissage d’un art demande des cours et
de la pratique, de même en va-t-il pour dans le domaine de la
retenue du langage.

Anonymement

Parlant du Lachone Hara, il dit un jour :

« Si on est incapable de se retenir de surmonter l’épreuve de
s’abstenir de dire du Lachone Hara, que l’on veille au moins à
ne pas citer de nom. »

A quoi cela ressemble-t-il ?

Un homme a promis à son gendre une dot de plusieurs milliers
de roubles. Ne disposant pas de l’argent, il lui remet une
reconnaissance de dettes non signée.

Le gendre, qui ne s’est pas aperçu de la supercherie, croit qu’on
lui a remis une grosse somme, alors que le beau-père sait
parfaitement que le document, en l’absence de signature, n’a
aucune valeur.

Il en va de même pour qui raconte du Lachone Hara sur son
prochain, sans citer son nom.

Le narrateur jouit du plaisir d’avoir laissé libre cours à sa
langue, mais on ne pourra pas lui demander de compte à ce
sujet dans le monde de vérité, puisqu’il n’a pas mentionné de
nom.

Pour L’élévation de l’âme de Hanna Lina Bat Lola Laure za’l

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