ven 7 octobre 2022

Lachon Hara

Etude du Jour - Numéro 27

Qu’Hachem apporte la guérison à tous les malades d’Israël et protège tout son peuple de cette épidémie et envoie le Machiah

Combien notre maître veillait à s’éloigner du Lachone Hara

En 5677, une réunion des Rabbanim de Russie se tint à Moscou, présidée par des sommités du monde juif : le ‘Hafets ‘Haïm, Rabbi Eliézer Rabinovitch de Minsk, Rabbi Haïm Ozer Grodzinsky de Vilna…

Parmi de nombreux sujets à l’ordre du jour, il fut également question d’un
« conseil électoral » constitué de sept Rabbanim choisis parmi les grands de la génération et qui devait être chargé de gérer les différents dossiers d’une assemblée constituante que le gouvernement avait prévu de former dans la ville de Petersbourg, et dont la fonction serait d’organiser tout ce qui touchait au judaïsme dans le pays. Bien entendu, le ‘Hafets ‘Haïm devait faire partie de ce conseil. A la fin de la réunion, il s’approcha de l’Admour de Loubavitch qui y avait également assisté, et lorsque nous vîmes qu’il s’apprêtait à lui parler, nous nous avançâmes tous pour entendre ce qu’il avait à lui dire, car durant tout le mois qu’avait duré le rassemblement, le Rav était resté assis sans parler, comme il en avait l’habitude. Et voici ce que le ‘Hafets ‘Haïm déclara à l’Admour de Loubavitch : « Je vous demande de me libérer de toute participation à ce conseil »Lorsque l’Admour demanda pourquoi, le Rav lui répondit : « Toute ma vie, j’ai fait en sorte de ne jamais dire d’un juif qu’il avait mal parlé. Or, durant ce conseil, il y aura forcément de nombreux candidats et il sera peut-être nécessaire de dire des choses négatives sur quelqu’un. C’est pourquoi je demande que l’on ne m’associe pas à cette entreprise»L’Admour de Loubavitch insista : « Il existe une solution : vous ne vous exprimerez qu’au sujet de ceux que vous estimerez dignes de la fonction en question, et vous ne direz rien de ceux qui, selon vous, ne conviennent pas »Le ‘Hafets ‘Haïm répliqua : « En ce cas, si je me prononce en faveur de l’un, cela signifiera automatiquement que l’autre ne convient pas ». Sur ce, l’Admour demanda au ‘Hafets ‘Haïm : « Je voudrais alors vous poser une question : je sais que lorsque vous habitiez à Radin, on nomma un Rav de la ville et il est évident que plusieurs candidats se présentèrent et que l’on sollicita votre avis. Qu’avez-vous fait alors ? » Le ‘Hafets ‘Haïm répondit : « A cette époque, j’ai intentionnellement quitté la ville afin qu’on ne m’interroge pas à ce sujet et le Rav a été nommé en mon absence, sans que je ne sois en rien impliqué dans cette nomination. C’est pourquoi je demande à être libéré de toute participation au conseil électoral… »

Harav Mordékhaï Shreibman

Qui veut la vie ?

Nos Sages rapportent l’anecdote d’un colporteur qui voyageait de ville en ville en criant : « Qui veut acheter un élixir de vie ? ». Rabbi Yanaï s’approcha de lui et voulut acheter ce produit. L’homme sortit alors un livre de Téhilim et lui montra le verset : « Qui est l’homme qui désire la vie ? » et plus loin : « Ecarte ta langue du mal ». Rabbi Yanaï dit alors : « Toute ma vie j’ai lu ce verset sans comprendre de quoi il s’agissait, jusqu’à ce que ce colporteur vienne et me le fasse découvrir ». (Vayikra Rabba, Parachat Métsora) Tout le monde s’étonne de ce Midrach : qu’est-ce qui, dans les paroles du colporteur, était nouveau pour Rabbi Yanaï ? Le ‘Hafets ‘Haïm explique la chose ainsi : il existe une différence caractéristique entre le colporteur et le commerçant qui possède une boutique. Le colporteur va de ville en ville et ne vend donc pas à crédit. Tout paiement doit être immédiat. De cela, Rabbi Yanaï apprit que le paiement du salaire pour qui s’abstient de dire du Lachone Hara n’est pas à crédit, pour le monde futur, mais immédiat, c’est-à-dire que dès l’accomplissement de cette Mitsva, on mérite une « part de vie »Et quelle est donc la nature bénéfique de ce supplément de vie ? Voici comment le ‘Hafets ‘Haïm l’expliqua, de façon concrète, à un étudiant en Yéchiva qui était venu passer quelque temps auprès de lui : « Que signifie « et Il a planté en nous la vie éternelle », cette phrase que tu prononces quotidiennement dans la bénédiction de la Torah ? », demanda-t-il à son interlocuteur. Et, sans attendre de réponse, il poursuivit : « Où serons-nous dans cent ans ? Le sais-tu ? Auprès du maître du monde ! Et dans mille ans ? Toujours auprès du maître du monde ! Et dans cinq millions d’années ? Encore auprès du maître du monde ! C’est cela « la vie éternelle ». Maintenant,  cette chose merveilleuse est à notre portée immédiatement, sur place, exactement comme une marchandise. Et en plus, on peut en acheter autant de fois que l’on veut, chaque jour.  Sois fort et retiens toi un seul instant de dire du Lachone Hara et tu acquiers « de la vie éternelle ».

 Hagaon Rabbi Chimon Schwob

Pour L’élévation de l’âme de Hanna Lina Bat Lola Laure za’l

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