Est-ce que c’est vrai qu’il ne faut pas s’asseoir sur le lit d’un malade ? Ne pas laisser un livre ouvert, ne pas poser un livre à l’envers, ne rien poser sur un livre… C’est vrai ?

 

Rav Chaya Chalom

  1. Est-ce que c’est vrai qu’il ne faut pas s’asseoir sur le lit d’un malade ?
    Sur une chaise roulante ?
  2. Ne pas laisser un livre posé ouvert, ne pas poser un livre à l’envers, ne rien poser sur un livre à part un livre, dans une pile de livre poser le ‘Houmach au dessus.
    • Ces façons de faire sont exactes ?
    • On parle de livre de Torah ou même de sidourim ?
    • Ce sont des coutumes ou des halakhot ?
  3. La journée je m’efforce de porter un tsitsit katan en laine même quand j’ai chaud.
    • Est-ce que le soir (dés la sortie des étoiles), je peux mettre un tsitsit katan en coton qui tient moins chaud vu que la mitsva de la Torah des tsitsit n’est pas en vigueur quand il fait nuit ?

Merci pour votre site fabuleux

Réponse du Rav Ron Chaya : 

Chalom Warren,

Voici les réponses à tes questions :

  1. Il n’est pas interdit de s’asseoir sur le lit d’un malade ni sur une chaise roulante.
    • Par contre, d’après le Zohar, lorsqu’un malade est couché sur son lit, on ne s’assiéra pas face à sa tête ni face à ses pieds (et encore moins sur le lit près de sa tête ou de ses pieds), car près de sa tête se trouve la Chékhina et près de ses pieds l’ange de la mort.
    • En revanche, s’il s’agit d’un Tsadik parfait, on ne s’assiéra que proche de ses pieds car il est entièrement entouré de la Chékhina sauf au niveau des pieds.(Chemirat ha-gouf véha-néfèch chapitre 182 alinéa 2).
  2. Il est écrit dans le Choul’han Aroukh (Yoré Déa, chapitre 277 alinéa 1) que lorsqu’un scribe finit d’écrire une page d’un Sefer Torah, il ne peut pas la mettre à sécher à l’envers car il y a en cela un manque de respect pour les écrits de Torah.
    Il la mettra donc à l’endroit en posant un habit dessus pour qu’elle sèche en sécurité.

    • Le Chakh commente (même chapitre, alinéa 1) qu’il est connu des kabbalistes qu’un ange appelé Chindalèd (initiales des mots « chomer dapim », c’est-à-dire le gardien des pages) fait en sorte que celui qui sort d’une pièce en laissant un livre ouvert oublie ce qu’il a étudié.
    • Le Aroukh Ha-Choul’han écrit (même chapitre, alinéa 2) que cela n’est que dans le cas où la personne sort à l’extérieur, mais si elle va aux toilettes ou d’une pièce à l’autre en revenant rapidement à l’endroit où elle étudie, il n’y a pas de problème à laisser le livre ouvert.
    • Par contre, le Caf Ha’haïm (Palaghi) écrit (chapitre 20, alinéa 11) qu’il ne faut pas laisser le livre ouvert même si on revient rapidement ; ainsi écrit aussi le Chout Yaskil Avdi (tome 5, Yoré Déa, chapitre 56).

    Effectivement, on ne doit pas mettre un livre à l’envers.

    En ce qui concerne la priorité entre les types de livres qu’on peut mettre les uns sur les autres, consulte ce lien.

  3. Je pense que tu peux mettre un talith en coton dès la sortie des étoiles.

Au revoir,
Rav Ron Chaya

Référence Leava : 33818
Date de création : 2015-01-13 09:43:31