Bonsoir Rav,
Je vous avais posé une question à la quelle vous m’avez dit que mon problème était que je n’étais pas amoureux de Hachem ce que je reconnais.
Ma question à présent est comment tomber amoureux de Hachem ?
Alors on pourrait répondre en connaissant Hachem, ok mais comment le connaitre ?
On dira alors au travers de ses mitsvot et de la Torah, ce à quoi je reste sceptique…
Il est écrit « ve yadata hayom ve hachevota el levavekha », je voudrais savoir vers quelle piste s’engager pour connaitre Hachem à quels niveaux doit on chercher à comprendre Hachem car au final on peut pas concevoir Hachem.
Par ailleurs, le fait d’avoir des mauvaises midot empêche-t-il d’aimer Hachem et qu’il faut les arranger avant de prétendre a un amour d’Hachem ou bien au contraire, faut il aimer Hachem et en l’aimant on sera forcé par amour de changer ses midot ?
Personnellement quand je réfléchis a tête reposée je me dis que je suis a des années lumière du compte (et je n’exagère pas) je me dis qu’aujourd’hui je suis dans une logique ou il faut limiter la casse.
En résumé par ou commencer ?
Merci
Réponse du Rav Ron Chaya :
Chalom Serge,
A mon avis il y a deux pistes à suivre :
- Lorsqu’on parle d’amour, on parle du cœur, et ‘Hazal nous ont dit que « avoda ché balev« , le ‘travail du cœur’, c’est la téfila.
- Par la prière, on peut arriver à une émotion, à une sensation sentimentale de relation avec D.
- L’amour est un sentiment désintéressé.
- Nous devons pouvoir servir D. avec désintéressement.
- Ni pour avoir une meilleure vie ici ni pour le Olam Haba.
- C’est quelque chose de difficile mais je pense que chaque juif a en lui un amour pour le peuple juif.
- Or le peuple juif et D. sont des entités extrêmement proches comme il écrit :
- « D., la Torah et Israël font un ».
- Or le peuple juif et D. sont des entités extrêmement proches comme il écrit :
- Il faut donc cultiver cet amour du peuple d’Israël et par là arriver à l’amour de D.
- Pratiquement, cela signifie faire les mitsvot pour le bien d’Israël.
- Le bien d’Israël n’est possible que par le dévoilement de D. Si nous agissons dans ce sens en pensant que nous faisons du bien à Israël par notre étude de la Torah et nos mitsvot, nous le faisons de façon désintéressée.
- Car lorsque Israël va bien, il y a du Kiddouch Hachem, le nom de D. se sanctifie.
- En fin de compte, c’est un acte d’amour envers D.
- Ainsi, lentement, la pureté et la sainteté, la connaissance de D. et son amour s’installeront dans nos cœurs.
- Nous devons pouvoir servir D. avec désintéressement.
Au revoir,
Rav Ron Chaya
Référence : 3890
Date question sur Leava : 2008-10-05 20:10:51
